Fenêtres : belles et isolantes >
Performances : des supervitrages
Photo : Internorm
La menuiserie, qui représente 10 à 15 % de la surface de la fenêtre, influence peu les performances thermiques. En revanche, le vitrage doit être judicieusement choisi en fonction de la situation géographique de la construction et de son exposition. Les doubles vitrages, désormais courants, réduisent les déperditions de chaleur grâce à une lame d'air déshydratée et emprisonnée entre les deux vitrages. La nouvelle réglementation thermique 2005, qui fixe à 1,8 W/m_.K la valeur de référence du coefficient de transmission pour les parois vitrées, va généraliser l'usage des verres à isolation thermique renforcée (VIR) ou verre peu émissif. Ces vitrages réduisent les pertes d'énergie grâce à un dépôt d'oxydes métalliques sur une face du vitrage qui arrête le rayonnement. En remplaçant la lame d'air par un autre gaz (argon, krypton), on réduit encore ce coefficient de transmission. Acoustique et sécurité Une bonne performance thermique ne garantit pas une bonne performance acoustique, alors que l'inverse est vrai. Plus un verre est épais, meilleure est l'isolation phonique. Un bon vitrage acoustique est composé de deux verres d'épaisseurs différentes. Cette asymétrie réduit les vibrations des vitrages. On utilise généralement du 10/6/4 : 10 mm pour le verre extérieur, 6 mm pour la lame d'air et 4 mm pour le verre intérieur. Pour une isolation phonique renforcée, la vitre extérieure peut être constituée d'un verre feuilleté acoustique, comportant deux verres de 4 mm assemblés par une résine spéciale acoustique. Enfin, le verre feuilleté assure la protection des personnes et des biens. Le double vitrage 4/6/33.1 (3 mm solidarisés par un film de PVB) assure de bons indices thermoacoustiques. Lorsque la sécurité est un critère de choix déterminant, les profilés PVC doivent être renforcés par des armatures en acier galvanisé et équipés de dispositifs antieffraction (crémones avec verrouillage sur traverses, systèmes antidégondage, gâches).